Congrès de l'Association Dentaire Française | PARIS | Palais des Congrès

134 CONGRÈS ADF 2018 alors être posées précisément, d’une part selon le déplacement dentaire prévu, d’autre part selon le terrain parodontal et alvéolaire du patient, mais sans la systématiser ! Ainsi,la communication entre l’orthodontiste et le chirurgienoral doit être fine : l’un défini les mouvements d’expansion, de recul ou d’ingression dentaires ; l’autre défini le type et l’étendu des corticotomies en fonction de l’examen clinique parodontal combiné à la radiographie tridimensionnelle tomodensitométrique. Les greffes osseuses particulées sont réservées aux situations nécessitants un épaississement du rempart alvéolaire et ainsi aux mouvements d’expansion et surtout aux biotypes parodontaux fins : une transformation du biotype fin en biotype épais et l’apposition osseuse quantifiable sont des bénéfices majeurs de cette technique étant indispensable à la stabilité du traitement orthodontique et du support parodontal. Nous illustrerons avec des cas cliniques représentatifs comment ces dernières années de recul clinique nous ont permis de codifier les indications des corticotomies, associées ou non à des greffes osseuses particulées. 1 : Fau V, DIEP D, Bader G, Brézulier D, Sorel O. Efficacité des techniques de décortication alvéolaire sélective dans l’accélération du traitement orthodontique : une revue systématique de la littérature. Orthod Fr 2017;88:165–178 2 : Dibart S, Sebaoun JD, Surmenian J. Piezocision: a minimally invasive, periodontally accelerated orthodontic tooth movement procedure. Compend Contin Educ Dent Jamesburg NJ 1995 2009;30(6):342-344, 346, 348−350 Apport de l’outil numérique dans la reconstruction osseuse Frédérick Gaultier La réhabilitation fonctionnelle implanto-portée nécessite un environnement osseux suffisant, lequel permet d’indiquer la pose d’un implant dentaire. Les défauts osseux des maxillaires imposent donc la réalisation de greffes pré- implantaires dont les techniques et modalités sont extrêmement variées. Le praticien est alors confronté au dilemme du choix et de lamaîtrise de la technique opératoire, du choix des membranes et des matériaux de comblement. Ce processus décisionnel s’effectue par l’analyse combinée du coût financier et tissulaire, du bénéfice pour le patient et du risque opératoire, par exemple celui lié à la morbidité des sites de prélèvement osseux, ou celui de transmission d’agents infectieux associé à l’utilisation de matériaux xénobiotiques ou allogéniques. Les industriels proposent des innovations qui modifient sans cesse nos habitudes mais également la balance coût/bénéfice/risque. Par ailleurs, chaque matériau possède des propriétés intrinsèques, une porosité définie qui influent sur le potentiel de néovascularisation et de néoformation osseuse. L’indication d’une greffe osseuse particulée ou en bloc avec ou sans cortical, le choix d’un os allogénique, xénogène, alloplastique ou autogène ont

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