28/11/2019 - 14:00-17:00
Médecine et chirurgie orales
Thématique (DPC)
C64 -Diagnostic des lésions osseuses de la cavité buccale - N° DPC 13281900008
Objectifs :
- Savoir réaliser un examen clinique hiérarchisé (démarche séméiologique) face à une lésion maxillaire à symptomatologie souvent restreinte et peu spécifique.
- Savoir prescrire et interpréter les examens complémentaires (en particulier radiologiques) nécessaires pour déterminer la nature de la lésion.
- Connaître les principales étiologies des lésions radio-claires, radio-opaques, mixtes et ostéo-condensantes.
- Intégrer l’utilité (l’obligation) d’un examen histologique systématique de toutes les pièces d’exérèse.
- Savoir organiser les modalités de prise en charge : qui fait la biopsie ? quand adresser son patient ? comment assurer le suivi post-opératoire ?
Responsable Scientifique : Ahmed Feki
Conférenciers :
Matthieu Schmittbuhl - Imagerie de la pathologie kystique et tumorale de la cavité buccale. Approche actuelle.
Antoine Berbéri - Kystes des mâchoires : données cliniques et modalités thérapeutiques.
Philippe Campan - Tumeurs des mâchoires : données cliniques et modalités thérapeutiques.
Résumé :
La pathologie osseuse de la cavité buccale se caractérise par son polymorphisme (kystes, tumeurs et de nombreuses autres lésions apparentées, dont l’origine peut être liée aux organes dentaires, comme elle peut en être indépendante...).
Les circonstances de découverte sont variables : découverte fortuite, accident inflammatoire, manifestation neurologique, apparition d'une tuméfaction ou une asymétrie faciale, accidents dentaires...La stratégie diagnostique repose sur l'analyse conjointe du résultat de l'anamnèse, des données cliniques et du bilan d'imagerie. Mais, l'étiquetage final ne peut être qu'histologique.
La séméiologie clinique est restreinte et aspécifique. Elle se résume à la présence d'une tuméfaction, plus rarement un accident neurologique. Par ailleurs, la lésion peut déplacer les dents adjacentes ou contrarier leur évolution. La lyse de l'os alvéolaire est à l'origine de la mobilité de ces dents.
Le bilan d'imagerie nécessite parfois le recours à plusieurs incidences, mais là aussi, les images sont rarement spécifiques. Les images reconstructibles (CBCT, TDM, IRM) apportent des précisions utiles sur les limites de la lésion dans différents plans, la nature de son contenu, ses rapports topographiques et ses relations éventuelles avec les organes dentaires.
Certaines entités tumorales ou kystiques demeurent un enjeu diagnostic majeur en raison du potentiel évolutif localement agressif de certaines d’entre elles, ou de leur capacité à récidiver après traitement. Quelques-unes de ces lésions sont parfois susceptibles de transformation maligne, ou évoluent dans le cadre d'un syndrome généralisé qu'il faut rechercher.
La carence séméiologique, la variété de l'imagerie pour la même tumeur et la superposition des images pour des tumeurs de nature différente, sont autant d'éléments susceptibles de constituer des pièges diagnostiques.
Objectifs :
- Dégager, à travers l’analyse des données cliniques (restreintes, aspécifiques) et radiologiques (parfois pertinentes, souvent antinomiques), les critères sémiologiques susceptibles d’orienter le diagnostic.
- Optimiser le diagnostic précoce (détection des petites lésions asymptomatiques, lors des différents bilans radiographiques pour soins divers ou suivi ODF...)
- Rappeler l’utilité d’un examen histologique systématique (biopsie, sac péri-coronaire hypertrophié, pièce d’exérèse...)
- Préciser les modalité de prise en charge chirurgicale (qui doit faire la biopsie lorsqu’elle est indiquée ? à partir de quand faut-il « passer la main » pour l’exérèse ? comment réaliser le suivi ?...)
Cette séance, ponctuée de grilles d’évaluation, ambitionne, à travers d’innombrables cas cliniques, de donner au praticien l’opportunité d’élaborer une démarche diagnostique optimale, qui trouvera tout son sens dans le cadre de l’exploration et de la prise en charge de ces lésions en pratique quotidienne.